Ce cours explore la situation du monde arabe au regard des bouleversements que la zone a connus depuis 2011. En analysant les conditions qui ont provoqué les révolutions arabes et les réactions qu’elles ont suscitées, nous tenterons de dresser un tableau de la zone et de ses caractéristiques politiques, sociales, économiques, culturelles et religieuses.
Le cours est donc conçu comme une ouverture aux enjeux qui structurent actuellement le monde arabe. Il s’agit de présenter les questions théoriques posées par les révolutions arabes, mais également d’introduire les aspects matériels sous jacents. Chaque séance vise à brièvement présenter un ensemble de problématiques liées, tout en renvoyant à des travaux universitaires ainsi qu’à des documents plus opérationnels et/ou plus immédiatement liés à l’actualité (policy papers, entretiens réalisés par l’enseignant) pour ceux qui souhaiteraient approfondir ou se servir de ce cours pour alimenter des travaux de recherche.

L’objectif de cet enseignement est d’apporter aux étudiants les clés d’analyse historique et sociopolitique des transformations de la Turquie contemporaine. Comprendre la montée au pouvoir de l’AKP, l’irrémédiable question kurde, l’inaboutissement du processus d’adhésion de l’Union Européenne, la relation instable de la Turquie avec ses pays voisins et les impacts majeurs de la crise en Syrie et Irak sur le pays exigent d’avoir un certain recul sur l’histoire de la République et de l’Empire ottoman et de procéder à un décryptage des jeux de pouvoir en Turquie. Ce séminaire a pour double ambition d’offrir aux étudiants un bagage de connaissances sur la Turquie contemporaine et de leurs proposer une approche méthodologique et rigoureuse des questions d’actualité politique d’un pays étranger.

Nous aborderons au fil des différentes séances du séminaire les historiographies et études politiques développées au cours des dernières années en France et en Turquie. Des lectures d’ouvrages et d’articles seront proposées aux étudiants afin de guider leur réflexion. Celles-ci les encourageront à développer une analyse de sociologie politique au plus proche des acteurs et à interroger les dynamiques internes et externes de l’Etat.

Le programme du séminaire est structuré chronologiquement et thématiquement afin de couvrir l’ensemble des périodes historiques et des enjeux de la République de Turquie.


Le cours entend questionner les grandes transformations contemporaines de la question sociale : le développement du travail indépendant et la dite « ubérisation » de l’économie, la « panne » de l’ascenseur social et l’apparition d’une mobilité sociale descendante ou encore la spatialisation et l’ethnicisation des rapports sociaux. Chaque question fera l’objet d’une mise en perspective historique et critique, à l'appui de récents ouvrages de sciences sociales. L’objectif est de permettre aux étudiants de développer une réflexion critique et distanciée à propos de ces grandes questions d’actualité.


Il est peu commun de considérer la littérature comme sources et ressources des sciences sociales. De nombreux préjugés théoriques ou méthodologiques en limitent la portée heuristique. Ce cours entend démontrer le contraire en essayant plus particulièrement les points de rencontre entre le champ littéraire te le champ politique. Comment la littérature entre elle en politique et réciproquement? A travers quelques interrogations précises comme l'invention de l'écrivain, les rapports de la littérature aux identités sociales, l'épreuve des scandales littéraires, etc., nous proposerons une lecture sociohistorique du fait littéraire en multipliant les exemples, et en les ouvrant sur l'étranger.

L’objectif de ce cours consiste à proposer aux étudiants par le biais de la lecture de textes, articles de journaux mais aussi du visionnage de documentaires, une analyse critique des différentes problématiques contemporaines découlant de l’institutionnalisation de l’entreprise au sein de la société. Une figure de l’Entreprise servant de modèle pour réformer à la fois l’Etat et son administration (NPM), l’action politique et les institutions politiques (LREM), ou bien encore l’action de la société civile (ONG entrepreneurs de moral, ESS et entrepreneuriat social). 

L’idéalisation de l’entreprise, érige cette dernière en modèle dont la simplicité apparente peine à masquer la diversité des formes organisationnelles qu’elle peut revêtir, la complexité des enjeux d’ordre politique mais aussi anthropologique qui sont à l’œuvre et qu’on retrouve dans les fondements normatifs originels beaucoup plus anciens du lien entre industrie et bien commun comme le Saint Simonisme. Le cours confrontera des exemples actuels avec des courants de pensée plus anciens afin de mettre en exergue points de convergenceet différences.  


Les discriminations à l’embauche à raison de l’origine constituent, en France, un phénomène massif qui handicape l’insertion sur le marché du travail des personnes concernées. Les études menées sur le marché du travail français depuis le début des années 2000 montrent que les candidats d’origine maghrébine ou subsaharienne ont à formation, qualification et éléments de carrière comparables, 3 à 5 fois moins de chance d’être convoqués à des entretiens d’embauche que les candidats d’origine européenne. Les immigrés et les fils ou filles d’immigrés connaissent, selon leur origine, un risque de chômage de 20 % à 50 % plus élevé que le reste de la population, toutes choses égales par ailleurs. Le cours s’attachera à expliquer, dans un cadre pluridisciplinaire, les ressorts de ces discriminations et à dégager des conditions d’efficacité d’une politique antidiscriminatoire.