L'urbanisation et des changements climatiques accélérés sont deux phénomènes majeurs de notre temps et de l’histoire humaine. Chacun porte en soi des conséquences, souvent irréversibles, qui suscitent des pressions nouvelles, plus fréquentes et/ou plus intenses sur nos sociétés et notre environnement.  Or l’un influe sur l’autre et réciproquement. Ce cours propose d’examiner cette interaction par le prisme des institutions. Il se concentre en particulier sur l’action des villes en tant que collectivités territoriales pour observer comment les dérèglements climatiques transforment leur action, leurs politiques et instruments. Pour ce faire, il se penche sur les réponses, atténuation, adaptation, sobriété, élaborées dans différentes villes du globe.  Nous tenterons d’en tirer une analyse de la nouvelle gouvernance dessinée par ces questions sur la base d’une hypothèse : la rapidité et l’irréversibilité des changements climatiques transforment le rôle des villes et contribue à une redistribution d’autorité qui vient redéfinir la place de l’Etat central lui-même.

Depuis le début des années 1990, le courant anglophone de la théorie politique environnementale (ou green political theory) analyse les enjeux politiques et institutionnels soulevés par l’irruption et l’accélération de la catastrophe écologique. Son ambition est double : premièrement, analyser l’originalité de la pensée écologiste dans le paysage des grandes familles idéologiques modernes, à travers notamment la question des limites à la croissance et celle de la valeur intrinsèque de la nature ; deuxièmement, analyser ce que la crise écologique change, ou pourrait changer, ou devrait changer à nos manières de penser et de pratiquer la démocratie. On se demandera ainsi comment la raréfaction de l’énergie, le déclin de la biodiversité ou le réchauffement climatique conduisent à questionner les grands concepts de la théorie politique : la sécurité, la souveraineté, l’État, la citoyenneté, etc.

Ce cours constitue une première introduction à ce courant théorique. Il comptera six séances, chacune consacrée à un enjeu particulier de la catastrophe écologique, avec pour fil rouge la question des limites à la croissance et ses implications politiques. Comment la question des limites a-t-elle été introduite et controversée dans le champ politique depuis les années 1970 ? Pourquoi la question énergétique, le déclin de la biodiversité et le réchauffement climatique constituent-ils des problèmes qui se posent en termes de limites ? Et la notion d’effondrement est-elle pertinente pour penser les conséquences du dépassement des limites ?


L’objectif de cette conférence est d’accompagner les étudiants dans la rédaction de leur mémoire de recherche ou de leur rapport d’expertise ou bachelorarbeit. Il s’agit de leur proposer à la fois un accompagnement méthodologique et de les initier aux méthodes des sciences sociales. Il se propose d’apporter des questionnements méthodologiques et théoriques. Mais il importe de noter que la démarche initiale – consistant essentiellement à proposer une problématique de recherche- incombe à l’étudiant-e. Un accent particulier sera donné à la question des sources d’une part (recherche, évaluation, hiérarchisation, interprétation) et de la rédaction de l’autre.


Practical men, who believe themselves to be quite exempt from any intellectual influences, are usually the slaves of some defunct economist. Madmen in authority, who hear voices in the air, are distilling their frenzy from some academic scribbler of a few years back. I am sure that the power of vested interests is vastly exaggerated compared with the gradual encroachment of ideas.” The ideas and doctrines shaping practical men’s mind according to Keynes in the preceding quote are the subject matter of this course. They deal with the order and meaning of social history, which is with men’s relation to the world and the hope of better living in our world, the quest for happiness in justice. 

The objective of the course is to unveil, confront and discuss some of the ideas and doctrines embedded in the rhetoric of economics, in the abstract theories and systems economists like to dress their opinions and propositions. The purpose so is to re-appropriate subjects of discussion and opinions which must not be reserved for a science which too often claims monopoly on it. The side effect will also be to show the relativity of economic theories. The course is organized in a thematic way by confronting various perspectives, it does not concentrate on systematic contributions of authors and schools. 

This course focuses on American politics; we will not be tackling directly the day-to-day developments of the Trump presidency and the electoral debates, but will explore the U.S. presidency itself, as a historical and political object. By studying texts by Richard Hofstadter, Arthur Schlesinger and others, as well as extracts from speeches, T.V. shows and novels, we will try to understand the presidency as an institution, a political power but also as a social and cultural construct. This approach will enable us to analyze features of American contemporary political life while taking a step back from the immediacy of current events. 

 

Each week, students will be given texts to read, accompanied by vocabulary and reference notes as well as guiding questions. Vocabulary lists and grammar exercises will also be provided. We will organize an “election special” in the week of November 2.

As a result of this course, students will:

·      Increase their ability to analyze political essays and speeches, drawing on specific vocabulary, identifying structuring arguments and reusing elements from the various texts to articulate their own point of view on a given issue.

·      Improve their knowledge of historical and political issues that are at the forefront of current events.

·      Improve their level of spoken and written English through interaction with the teacher and among themselves.

·      Acquire rhetorical tools to debate economic, political and cultural issues in English.