L’objectif de cette conférence annuelle est d’initier les étudiant(e)s à la démarche scientifique en sciences sociales, à travers la lecture de travaux scientifiques d’une part, et la mise en application des différentes méthodes des sciences sociales (entretien, observation et questionnaire) d’autre part.


Initiation aux fondamentaux de la recherche en sciences sociales 

La participation politique des citoyens revêt, dans les démocraties occidentales, un caractère protéiforme : voter, militer, manifester, etc. En s’appuyant sur les principaux acquis de la sociologie politique, ce cours propose de questionner les logiques à l’origine de ces comportements différenciés. Pourquoi choisie-t-on de voter, systématiquement ou alternativement, pour la gauche, la droite, ou bien de ne pas/plus voter ? Pour quelles raisons milite-t-on au sein d’un parti politique ou d’un syndicat ?

L’objectif de ce cours est d’inviter les étudiants à se saisir de ces questions en adoptant un regard sociologique. Ce qui implique d’une part de prendre de la distance avec certains discours normatifs sur la démocratie et la citoyenneté. Adopter un regard sociologique nécessite d’autre part de comprendre les logiques du raisonnement scientifique afin de pouvoir discuter la pertinence des résultats et des conclusions des travaux présentés en cours.


Ce cours vise à confronter les étudiants aux principales problématiques de la sociologie des médias. Il s’agit plus précisément d’interroger les logiques de production, de circulation et de réception des flux médiatiques dans les sociétés contemporaines, qui sont marquées par un double processus : une exacerbation de la concurrence pour l’accès à la visibilité médiatique, une reconfiguration des pratiques sous l’effet de la révolution numérique.

Après avoir présenté les principaux cadres d’analyse des médias, de leur histoire et de leur rôle politique et social, il conviendra de s’arrêter plus en détail sur trois enjeux : l’économie de l’écosystème médiatique ; la fabrique de l’actualité et des controverses ; les usages sociaux du web. Ces thématiques seront, chacune, accompagnées d’une question transversale : qui gouverne aujourd’hui les médias et donc qui est en capacité de « contrôler » l’espace public ?


L’enseignement d’histoire en premier cycle à l’IEP de Lille est consacré à une initiation à l’histoire contemporaine avec une attention centrée sur l’espace européen au sens large. En début de 2e année, le regard s’ouvre également aux Etats-Unis avec un cours consacré à la période 1914-1945.

L’unité de cette période assez brève réside largement dans l’omniprésence de la guerre et le poids des conflits, du début de la Première Guerre mondiale à la fin à la Seconde. Pour autant, il ne s’agit pas d’adopter rétrospectivement la vision sans nuance de ces trois décennies comme une nouvelle guerre de Trente ans, mais bien de prendre en compte la richesse de ces années (une richesse qui concerne aussi les tentatives pour assurer la paix). Au cours de cette période, diverses révolutions marquent l’avènement d’idéologies contraires, tandis que diverses crises (politiques, économiques, sociales) entraînent des mutations de tous ordres dans les sociétés occidentales.

Le cours a pour objectif de fournir les grandes lignes de compréhension de la période, alors que les conférences de méthode proposeront des approfondissements ponctuels et des éclairages complémentaires. Ce faisant, le cours s’efforcera de mettre en lumière un certain nombre de questions historiographiques afin de montrer que l’histoire, loin d’être donnée, est une construction qui s’efforce d’être scientifique.