L’objectif de cette conférence annuelle est d’accompagner les étudiantes et étudiants dans la réalisation de leur travail de recherche de quatrième année (mémoire de recherche, rapport d’expertise, bachelorarbeit).

Il s’agit d’approfondir leur maîtrise des méthodes des sciences sociales (questionnaire, entretien, observation, etc.) et de les accompagner, pas à pas, dans les différentes étapes de leur travail (définition de l’objet d’étude, problématisation, enquête de terrain, etc.) jusqu’à la rédaction de leur travail final et sa soutenance.

Au premier semestre, il s’agira plus précisément de présenter les objectifs et les grandes étapes du travail de recherche, de revenir sur les fondements de la recherche en sciences sociales, d’accompagner les étudiant(es) dans leur travail de lecture, et de les aider à construire leur objet et à définir leur problématique. 

« Société de l’information », « société de la communication »… il est courant de lier l’histoire du contemporain au développement des médias. Depuis les philosophes des Lumières ce processus est interrogé en relation avec l’affirmation d’un « espace public » conçu comme une sphère de liberté et de dialogue où des citoyens peuvent exprimer un point de vue. Les médias, dans leur diversité, parce qu’ils permettent la diffusion massive d’un message ou d’une information, participent-ils à cette libre circulation des idées où, au contraire, sont-ils manipulés par un « pouvoir médiatique qui, utilisé de façon manipulatrice [aurait] ravi l’innocence du principe de publicité » (Jürgen Habermas) ? Le cours propose une réflexion historique sur ces notions et ces débats ; sur le processus de construction d’un « système médiatique » et les questions qu’il pose aux sociétés occidentales, tant d’un point de vue politique et social que culturel. Il s’appuie pour cela sur une riche historiographie particulièrement attentive aux phénomènes de transferts culturels ainsi qu’aux processus différenciés de diffusion et surtout de réception des objets culturels.