Présentation du cours : 

Le cours Droit, libertés individuelles et sécurité est conçu comme une première approche de ce que l’on pourrait appeler « le droit européen des droits de l’homme ». Ces quelques heures seront l’occasion d’observer comme la protection des droits et libertés s’est progressivement ancrée dans la culture juridique européenne. Une partie des enseignements sera consacré à des questions d’actualité, que ce soit en matière de numérique ou de lutte contre de terrorisme. Seront également abordées les tensions récurrentes et pour les moins grandissantes entre les ordres juridiques internes et européens sur ces questions. 

Objectifs du cours : 

Comprendre les grands systèmes européens de protection de droit de l’homme 

Découvrir certains enjeux actuels de la protection des droits et libertés fondamentaux à l’échelle européenne 


Après sept décennies d’intégration européenne, l’Union européenne possède son propre microcosme socio-professionnel. Les fonctionnaires des institutions et les élus du Parlement européen sont entourés de nombreux représentants de groupes d’intérêt, de lobbyistes et de consultants qui cofabriquent les politiques publiques et le droit dérivé de l’Union. Ce cours de sociologie des métiers de l’Europe se focalisera donc premièrement sur les différentes professions de la « Brussels bubble », insistant particulièrement sur les dénominateurs communs entre leurs membres formant un groupe homogène, mais également sur les enjeux et difficultés contemporains qui caractérisent le développement de la représentation d’intérêt (notamment la surreprésentation de certains groupes de la société civile organisée, la dépendance aux institutions européennes en termes de financement, un fonctionnariat de l’Union « en crise en temps de crise[s] »).

Le deuxième axe du séminaire nous conduira à décentrer le regard de Bruxelles et d’analyser les « petits entrepreneurs d’Europe » qui cémentent les politiques de l’Union depuis d’autres locations géographiques. Si les organes du « triangle institutionnel » (Commission, Parlement et Conseil) sont concentrés dans le quartier européen à Etterbeek et Ixelles, l’Europe se fait également dans tous les espaces politico-administratifs des 27 Etats-membres de l’UE. On y retrouve des fonctionnaires des institutions (de la Banque centrale, de la Cour de Justice, Banque d’investissement ainsi que des nombreuses agences qui accompagnent la Commission) et des professionnels leur gravitant autour, avec néanmoins des particularités qui sont propres aux institutions qu’ils souhaitent influencer (institutions financières à Francfort, avocats d’affaires à Luxembourg, etc.). L’Europe telle qu’elle se fait « par le bas » implique également plusieurs catégories de fonctionnaires nationaux, avec d’un côté les membres de l’administration devenant le prolongement sur le terrain de la Commission (gestion des fonds structurels par les régions, gestion de l’action culturelle et environnementale par les mairies, coordination interministérielle par le Secrétariat Général des Affaires européennes ou enseignement des activités de l’Union par les professeurs d’université) et les fonctionnaires détachés qui vont directement porter la voix de leur administration nationale au sein des institutions européennes.

En complément d’une analyse des prérogatives et activités des institutions européennes, ce séminaire de professionnalisation a pour vocation de mettre des visages et des parcours sur les acteurs qui font l’Europe au XXIème siècle. Il insiste moins sur une approche théorique de l’intégration et plus sur l’aspect pratique de l’intériorisation, de

l’application et de la formation concrète aux enjeux européens. Il sera d’intérêt pour des étudiants envisageant de travailler dans les institutions européennes ou au sein de groupes d’intérêt situés à Bruxelles, mais également pour des étudiants intéressés par les concours de la fonction publique et les pratiques de lobbying dont certaines modalités sont comparables à celles appliquées dans les systèmes politiques des Etats-membres.

L’Espace de liberté, de sécurité et de justice, repose sur le Titre V du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE)

•       Liberté de franchissement des frontières intérieures : Schengen et Dublin

•       Sécurité : Contrôles aux frontières extérieures / Réserve des compétences nationales (ordre et sécurité publics) / Coopération horizontale en matière pénale

•       Justice : faciliter l'accès à la justice pour les citoyens de l'Union européenne  / intensifier les mécanismes de coopération entre les justices nationales

Objectifs :

•       Saisir et comprendre le contenu de l’Espace de liberté, de sécurité et de justice

•       Mesurer l’impact des règles du droit de l’Union sur le droit français

•       Connaître et comprendre les grands textes du droit de l’UE sur l’ELSJ

•       Vérifier la conformité du droit français au droit de l’UE


Depuis plusieurs années, l’histoire, la sociologie des médias, les sciences de l’information et de la communication, la science politique mais aussi les études cinématographiques ou littéraires, les games studies produisent des travaux qui prennent en compte la dimension genrée des phénomènes médiatiques. Ces travaux adoptent des méthodologie et des points de vue variés: celui de la production médiatique des stéréotypes, celui de la construction des féminités et des masculinités, celui de la socialisation, celui de la réception ou de la division du travail dans les entreprises médiatiques etc. Ils explorent aussi des terrains et des support différents : les journaux, les entreprise des presse, les séries, les films et les jeux vidéos ect. L’objectif de ce cours est de mieux comprendre les logiques de genre à l’œuvre dans les productions médiatique et dans leur réception en mobilisant les travaux originaux de recherche.